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L'Église catholique ne diabolise pas les guérisseurs
"Guérisseurs: Les Romands ont foi en eux"
L'Hebdo N° 29
Contrairement à d'autres avis exprimés dans le dossier que l'Hebdo a consacré à cette thématique, je ne pense pas que l'Église catholique diaboliserait les guérisseurs sous prétexte que "les hommes (par eux-mêmes) ne peuvent accomplir des miracles". Ce n'est en tous cas pas comme cela que je l'ai vécu en pastorale, au cours de mon ministère.
Certes, la prudence est de mise, dans le souci même des personnes, afin de distinguer entre les "charlatans exploiteurs" et ceux qui disposent effectivement d'aptitudes mises au service des gens.
Mais d'une part, de nombreux "guérisseurs, faiseurs de secrets et rebouteux" exercent le don qu'ils ont reçu (parfois malgré eux) dans la prière et l'abandon au Christ. D'autre part, "celui qui n'est pas contre nous est pour nous", dit l'Évangile: si certains font du bien au plan physiologique, sans chercher à retirer de leur pratique ni argent, ni gloriole, ni dépendance sexuelle, sans vouloir engager les destinataires de leurs soins dans un groupe ou une mouvance de type spirituel, religieux ou ésotérique, ni tenter de s'ériger en gourous vénérés par des adeptes qui leur seraient soumis, pourquoi pas? "On reconnaît l'arbre à ses fruits!"
Il est donc faux, à mon avis, de prétendre que "les catholiques rejettent violemment ces pratiques et qu'ils y voient une émanation du Diable". D'ailleurs, les "célébrations de guérison" ne sont pas l'apanage des "différentes Églises protestantes", comme l'affirme l'article, puisque l'Église catholique propose aux fidèles le sacrement des malades, signe de la guérison des corps et des cœurs voulue par Dieu et médiatisée par l'imposition des mains du prêtre et elle encourage également les malades à se rendre dans les lieux de pèlerinages où il peut se faire qu'ils bénéficient d'une guérison physique, psychique ou morale.
Abbé François-Xavier Amherdt, Fribourg -Sion
Ne confondons pas médecines prallèles et ésothérisme
Votre article sur les guérisseurs m'a beaucoup intéressée d'autant plus que j'ai récemment eu l'occasion de faire appel à un naturopathe (exerçant depuis 5 ans au Centre de thérapies à Gimmel) pour un problème de hanche qui a rapidement été résolu.
Nombre de ses clients l'appellent "Guérisseur" alors que ses dix ans de pratique en soins d'urgence en tant qu'ambulancier et ses diverses formations reconnues en kinésiologie, reboutologie et chromatothérapie (méthode du dr Agrapart) - attestent d'un certain niveau de connaissances physiologiques et médicales.
Je trouve que votre article laisse songeur tout au long de sa lecture.
En effet, les lecteurs pourraient confondre l'exercice de certaines médecines parallèles avec l'exercice de pratiques ésothériques orientées par la foi religieuse.
Bien qu'étant moi-même croyante ou respectant profondément la bonne intention des guérisseurs (rebouteux, coupeurs de feu, exorcistes) et ne réfutant aucunement les résultats positifs qu'ils peuvent apporter aux souffrants, je crains que votre article puisse passer pour un article de vulgarisation des pratiques de médecines parallèles. D'autant plus que vous citez en référence certaines personnes qui pratiquent en tant que naturopathes (quels sont les critères de choix que vous avez fait pour ne citer que vos "guérisseurs" ?).
Les formations données par des professionnels qui ont une certaine reconnaissance et autorité médicale tout comme certaines fondations telle l'ASCA (ayant pour mission d'oeuvrer à la reconnaissance et au développement des thérapies alternatives et complémentaires) risquent ainsi fort d'être discréditées.
Chantal Tuzal, Genève
Article repris , coller copier, sur le site de l' Hebdo on-line .
Salut à tous et à vos commentaires, lol.
Gedel