Entre vos mains… une énergie curative.
Entre vos mains… une énergie curative.
A l'époque où le Maître Jésus parcourait les routes de Palestine afin d'enseigner la parole de Dieu, il y avait de nombreux thérapeutes et de nombreux guérisseurs. Les thérapeutes utilisaient une science très complexe, où des mélanges et des décoctions de plantes constituaient une immense panoplie de remèdes et de médicaments. Les plus sages des thérapeutes disaient toujours : « A chaque maladie, sa plante ! ». Et les thérapeutes étaient extrêmement fiers de leur science, car chaque mélange et chaque décoction étaient le fruit des efforts, des tâtonnements et des expérimentations de nombreuses générations de thérapeutes. Les guérisseurs utilisaient leurs mains. Ils avaient appris des techniques fort sophistiquées pour développer et utiliser le magnétisme de leurs mains. Et quand ils soignaient, ils effectuaient toujours des passes magnétiques qui pouvaient souvent ressembler à des arabesques sinueuses et envoûtantes.
Les thérapeutes étaient très doués, mais ils étaient bien impuissants devant les lépreux et beaucoup d'autres malades. Les guérisseurs étaient très forts, mais ils ne pouvaient rien devant les estropiés et beaucoup d'autres patients. Mais, les uns et les autres avaient entendu dire que le Maître guérissait toutes sortes de maladies, et ils avaient bien l'intention de lui faire avouer son secret. Une délégation de thérapeutes, et une autre de guérisseurs, vinrent donc trouver le Maître. Les thérapeutes demandèrent : « Maître, quelles sont les plantes que tu utilises, et que nous ne connaissons pas, et qui ont un tel pouvoir ? ». Le Maître ramassa une herbe folle. L'une de ces herbes qui n'entraient jamais dans la composition des remèdes des thérapeutes. Puis il la frotta sur les yeux d'un aveugle, et l'aveugle recouvrit la vue. Les thérapeutes furent très impressionnés, et ils prirent bien soin de répertorier la plante que le Maître avait utilisée, puis ils s'en allèrent. A leur tour, les guérisseurs demandèrent : « Maître, quelles sont les passes magnétiques que tu utilises, et que nous ne connaissons pas, et qui ont un tel pouvoir ? ». Le Maître fit des gestes relativement simples au-dessus d'un paralytique, et le paralytique retrouva l'usage de ses jambes. Les guérisseurs observèrent bien les gestes, et ils constatèrent en effet que ces gestes n'appartenaient pas à leur panoplie de passes magnétiques. Ils notèrent soigneusement le tout, puis ils s'en allèrent.
Mais plusieurs jours plus tard, les deux délégations revinrent, avec le même reproche : « Maître, ce que vous nous avez enseigné ne fonctionne pas. Peut-être n'avons-nous pas bien reproduit. Pouvez-vous nous montrer à nouveau, afin que nous sachions exactement comment faire ? ». Le Maître ramassa la même herbe que la première fois, puis il la jeta par-dessus son épaule, comme on ferait d'une chose qui ne nous est pas utile. Le Maître esquissa ensuite les gestes de la première fois, mais il s'interrompit, et fit le geste de tout effacer, comme l'on ferait d'un dessin que l'on a tracé dans le sable. Les thérapeutes et les guérisseurs étaient très surpris, et c'est en chœur qu'ils demandèrent : « Que signifie tout ceci, Maître ? ». Alors le Maître leur répondit : « Je ne connais ni plantes, ni passes magnétiques. Je me contente d'offrir mon amour à celui qui est malade, et c'est l'amour qui guérit. Si je mets de l'amour dans un brin d'herbe, ce brin d'herbe saura guérir, car l'énergie de guérison l'habite. Si je mets de l'amour dans un geste, ce geste saura guérir, car l'énergie de guérison l'habite. Je peux mettre de l'amour en tout : dans mon regard, dans ma voix… et mon regard et ma voix deviennent des instruments de la guérison ».
Les thérapeutes et les guérisseurs comprirent alors que le Maître guérissait en donnant simplement de l'amour. Ils s'en retournèrent, et s'efforcèrent de faire de même. Mais le résultat fut désastreux, et ils furent obligés d'abandonner l'idée de soigner avec l'amour. Ils revinrent à leurs sciences habituelles. Ils retournèrent voir le Maître et lui dirent : « Tu t'es moqué de nous. On ne peut guérir personne avec l'amour. Ça ne marche pas ! ». Mais le Maître leur répondit tout simplement : « C'est parce que la source de l'amour divin n'est pas encore éveillée au-dedans de vous. Réveillez d'abord cette source intérieure, et votre amour sera capable de ressusciter les morts ».
Cette histoire nous dit que l'amour divin est autre chose que l'amour humain. Tant que notre cœur n'est pas éveillé, tout ce que nous pouvons offrir, c'est l'amour humain. Et le pouvoir de l'amour humain est certes grand, mais il ne peut pas grand-chose devant les lois de la nature. On entend souvent dire que « l'amour est la plus grande force de l'univers ». Mais cette formule est bien souvent une figure de style, une façon de décrire certaines possibilités psychologiques : deux personnes qui continuent à s'aimer malgré la séparation imposée par la mort ; deux personnes qui persistent à s'aimer malgré l'hostilité des familles de l'un et de l'autre ; une personne qui continue à aimer celui ou celle qui l'a trahie, etc. Cependant, cette formule peut devenir la description de la simple réalité si l'amour sous-entendu est l'amour divin.
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01 Octobre 2006 à 14:20 dans
- Personnes avec dons !

Ce texte est est magnifique, merci a l'auteur
Posté par alphonce — 01 Nov 2007, 21:33
Oui, c'est tout à fait ça !
Bravo à l'auteur et à ceux qui peuvent le comprendre
Posté par Philippe — 16 Mai 2007, 19:03